Rester maître des délais de production en Chine
Régine

 

Bien souvent, les importateurs négocient une date d’expédition (ETD) auprès de leurs fournisseurs chinois avant l’émission des commandes, mais ne parviennent pas à suivre le calendrier de production.

Je pense qu’ils éviteraient bien des mauvaises surprises s’ils exigeaient des mises à jour régulières.

Le danger du pilotage sans visibilité

Les fournisseurs chinois ont bien conscience qu’une demande d’un délai de trois semaines calendrier production chinesupplémentaires sera généralement rejetée. L’acheteur pourrait alors répondre « Si l’expédition est si tardive, vous devrez payer un fret aérien », ou bien « Dans ce cas, la lettre de crédit ne sera plus valable ; la commande est caduque ».

Alors comment procèdent les exportateurs avisés ? Ils ne révèlent pas clairement la situation à l’avance. Ils attendent jusqu’à 1 ou 2 semaines avant la date d’expédition d’origine, puis ils annoncent un retard d’une semaine « parce que les pièces sont arrivées en retard ». Puis encore 5 jours « en raison des coupures d’électricité ». Puis encore 5 jours « parce que nous n’avons pas suffisamment de personnel ». Et ainsi de suite, jusqu’à ce que la production ait trois semaines de retard sur le calendrier.

Ce processus peut s’avérer dévastateur pour un importateur s’étant engagé sur une date de livraison auprès de ses clients nationaux, et qui doit la reporter à plusieurs reprises.

Comment éviter la découverte du retard de production à la dernière minute ?

Avant d’émettre une commande, exigez la planification de quelques étapes. En voici une liste, probablement trop étoffée :

  • Réception de tous les matériaux/composants (et, le cas échéant, inspection de ces arrivées)
  • Démarrage de la production série
  • Envoi des échantillons de production
  • Réalisation de 20% de la commande (et, le cas échéant, de l’inspection en cours de fabrication)
  • Réalisation de 50% de la commande
  • Emballage de 100% de la commande (et, le cas échéant, inspection finale)
  • Date de sortie d’usine (au minimum 2 jours après l’inspection finale)
  • Date d’expédition (ETD)

Ensuite, à la date de chaque étape, demandez à votre fournisseur si elle est effective. Dans le cas contraire, ils devront mettre à jour toutes les dates restantes.

Envoyer quelqu’un dans l’usine (notamment votre acheteur, un inspecteur…) reste une bonne solution pour vérifier l’état de la production. Dans le même temps, vous pouvez vérifier la qualité du produit.

Pouvez-vous vous le permettre ?

Si rester maître de votre production est pour vous une nécessité, vous devriez suivre les points décrits ci-dessus.

C’est une question de juste équilibre.

Si vous passez des commandes à de nombreux fournisseurs, il se peut que vous n’ayez pas le temps de suivre toutes ces dates. Et si vos commandes ne sont pas très grosses, vous ne voudrez peut-être pas déranger vos fournisseurs avec tant de mises à jour.

Dans de tels cas, vous pouvez réduire le nombre d’étapes à planifier.

Par exemple, vous pouvez suivre les dates suivantes : début de la production, réalisation de 20% de la commande, emballage de 100% de la commande et date d’expédition.

L’essentiel réside dans le maintien d’une certaine visibilité sur le calendrier de production.

 

Article original en anglais: How to stay on top of your production in China
Publié le 17 septembre 2013 par Renaud Anjoran, Quality Inspection Blog
Traduction en français : Régine Allézy


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Solve : *
14 − 3 =