Dialectes chinois

Le chinois et les langues de la Chine

Carte des langues sinitiques de la Chine

Les langues et dialectes chinois, également appelés langues sinitiques, font partie des langues sino-tibétaines.

La langue officielle de la Chine est le Chinois Mandarin (Putōnghuà), basé sur le langage parlé de Pékin, la capitale. Le Mandarin est la langue chinoise la plus répandue et couramment utilisée dans les échanges internationaux.

Parmi les nombreux dialectes du chinois moderne, les trois principales variantes sont les suivantes :

  • Le Mandarin – parlé par 850 millions de personnes. Il est appelé Putōnghuà ou Hànyu (langue des Hans) sur le continent chinois et Guóyu à Taïwan. Le Mandarin est la langue officielle de la Chine, de Taïwan et de Singapour. Il est en outre très répandu au Vietnam et au Cambodge, le Mandarin est la langue la plus parlée au monde ;
  • Le Cantonais – parlé par 71 millions de personnes. Il est appelé Yuèyu. On le retrouve dans les provinces du Guangdong et du Guanxi, à Hong Kong, Macao et en Asie du Sud-Est. Il est également parlé par certains Chinois d’outre-mer ;
  • Le Wu – parlé par 77 millions de personnes. Son nom est le Wúyu. Cette variante est parlée à Shanghai, dans le Jiangsu et le Zhejiang.

Les langues chinoises s’écrivent à l’aide de caractères chinois, appelés aussi sinogrammes. Ces caractères ont évolué au cours des siècles et ont été officiellement simplifiés en République Populaire de Chine en 1956. On parle ainsi de Chinois Simplifié.

Par opposition, Taïwan et Hong Kong ont conservé, pour des raisons historiques et d’autonomie relative, l’écriture en caractères traditionnels, c’est-à-dire le Chinois Traditionnel.

Exemple de sinogrammes en caractères traditionnels et simplifiés :

漢語          →          汉语           hàn yǔ          langue chinoise

Chinois Traditionnel       Chinois  Simplifié              pinyin                    traduction en français

Afin de faciliter la lecture et la transcription de certains mots (notamment les noms propres) vers les pays étrangers occidentaux, de nombreux systèmes de transcription phonétique en caractères latins – romanisation – ont été mis en place. La version officielle adoptée par la Chine se nomme le pinyin, comptant un alphabet propre et un système d’accents toniques particulier (les quatre tons plus un cinquième ton neutre).

À Taïwan, on utilise la méthode Bōpōmōfō, un alphabet non latin ressemblant stylistiquement aux kana japonais.

À l’origine, le caractère chinois découle d’un élément de pictographie. Ce fond pictographique ne représente plus qu’une infime partie du répertoire de l’écriture actuelle. Voici par exemple l’évolution du mot cheval, en partant du tout premier symbole le représentant jusqu’à son écriture actuelle en chinois simplifié :

Evolution du caractère chinois Cheval

La langue chinoise dénombre plus de 60 000 caractères. Cependant, un millier de signes couvre 90% des apparitions dans les textes typiques. Le système est ouvert, de nouveaux caractères sont composés au gré de l’évolution de la langue qui invente sans cesse de nouveaux mots.

Auteur: Régine Allézy


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